"Lequel des deux est le plus heureux: celui qui dépense sa vie et son argent à combler un manque qui ne sera jamais comblé, ou celui qui ne le fait pas? La réponse est surprenante: chacun d'eux est heureux, et aucun des deux n'envie l'autre. Sauf peut être une fois dans sa vie."
Avant-propos
Jusqu'à présent, j'ai eu assez peu de feed-back concernant le texte qui va suivre. A mon grand dam, j'ai cru comprendre que les seules personnes visées par ce texte (les fumeurs donc) ne le lisaient volontairement pas, pour la raison probable qu'elles croient que celui-ci leur donne mauvaise conscience.
Il n'en est rien!! On vous rebat tellement les oreilles chaque jour avec les méfaits du tabac que je n'ai pas vu l'intérêt d'en rajouter: vous êtes, pour la plupart, suffisamment grands pour vous faire une opinion sur ce qui peut être bon ou pas pour votre santé. Cependant, il est assez drôle de s'apercevoir que tout fumeur sensé manifeste à l'égard de son rapport avec la cigarette un comportement puérile. Il s'invente facilement tout un tas de raisons tordues pour continuer à fumer alors qu'il sait pertinemment quelles en seront les conséquences à plus ou moins long terme; ce n'est pas pour rien. Fumer le rend heureux, du moins en est-il persuadé (et je tenterai d'en expliquer la raison plus bas), et le fait de dépendre du tabac pour se sentir bien est accepté par la plupart des fumeurs. Pour beaucoup d'entre eux, il n'est donc simplement pas question de changer cet état de choses. Alors que, ne l'oublions pas, les non-fumeurs ne connaissent pas cette dépendance et n'en sont pas plus malheureux (les vrais non-fumeurs, ceux qui n'ont jamais fumé, ne la comprennent même pas). Ceux qui n'acceptent pas ce jeu de la dépendance, finissent peu ou prou par arrêter, ou alors ils sont malheureux toute leur vie de fumeur... Je sais qu'il y en a.
Je dédie ce texte à tout fumeur qui, à un moment donné de sa vie, a préféré être à la place d'un non-fumeur. Et ce, pour n'importe quelle raison, dont je laisse le choix à votre imagination (cherchez, il y en a beaucoup! Si vous n'en trouvez pas, alors cette page n'est pas pour vous). Ne vous arrêtez pas de fumer en lisant ce texte, et n'attendez pas d'avoir arrêté pour le lire. Cette décision viendra naturellement (ou pas) après votre réflexion sur ce que vous pourrez en tirer.
En conclusion de ce préambule, sachez que le plus grand plaisir que vous pourriez me faire après la lecture et la digestion de ce texte, c'est de m'écrire un jour en me disant "j'étais un gros fumeur, mais grâce au texte que tu as mis sur mircscriptsfrfm, j'ai enfin réussi à arrêter!!".
Bonne lecture!
Introduction - pourquoi cette page?
Une page dédiée au tabac dans ce site, voilà qui risque de faire grincer des dents certains esprits chagrin qui pensent qu'un site dont le nom contient mircscriptsfr ne doit être dédié qu'à la programmation du logiciel mirc. Et pourtant... Je sais que certains d'entre vous, scripteurs ou non, pour des raisons qui leur appartiennent, sont fumeurs. Je voudrais parler un peu de mon expérience propre à ces gens-là, puisque j'ai fumé quinze années de ma vie, pour leur dire que fumer n'est pas une fatalité. Qu'on peut s'en sortir, et que c'est même souhaitable, ne serait-ce que pour faire face à la guerre que mène le gouvernement français contre ce fléau qui tue chaque année plus de gens que toutes les autres causes de mortalité déjà connues (maladie, accidents de la route...).
Et que cette guerre est justifiée!
Je n'ai pas l'intention de vous bassiner avec des statistiques, ce n'est pas le but de mon propos. Les bons cotés de l'arrêt du tabac sont, que vous perdrez moins d'argent en n'achetant plus vos cigarettes (qui sont devenues très chères en France), et que vous courrez moins le risque d'attraper une maladie liée au tabac (le cancer étant la pire de toutes). Mais ce ne sont que des
détails! Le vrai bon coté de l'arret du tabac,
c'est la perte d'une dépendance inutile: le retour à la liberté en quelque sorte! Le plaisir de vous apercevoir que vous n'avez plus besoin de
ça, ce que j'appelais à l'époque du
bonheur en paquets, pour être heureux.
Pourquoi fumez vous
Les raisons pour lesquelles vous fumez vous appartiennent; souvent, on commence à fumer pour faire "l'homme", pour se donner une contenance en société. Personnellement, j'ai été initié à la cigarette sur le tard, à l'age de 22 ans, pour "savoir ce que c'était". Mais voila, alors que certains d'entre vous (ou certaines) se sont arrêté dès le début parce qu'ils on trouvé que le goût de la cigarette était carrément épouvantable, d'autres se sont pris au jeu et ont continué, en s'apercevant finalement que "ce n'était pas si mauvais". Et puis un jour, ils se sont aperçu que, non seulement c'était très bon de fumer, mais en plus ils ne pouvaient plus s'en passer.
Pourquoi est-ce bon de fumer, pour un fumeur. Pourquoi ça ne l'est pas pour un non fumeur
Boire, manger, fumer, ces trois activités sont tellement liées que ce sont souvent les mêmes compagnies qui fournissent la nourriture, la boisson et le tabac. C'est le cas, en particulier, de l'Américain Philip Morris, qui est partie liée avec le groupe Kraft Foods (ceux qui font le chocolat Milka, entre autres). A la différence des deux premières activités, fumer n'est pas du tout nécessaire à la survie; pourtant, le fumeur considère inconsciemment ce besoin comme étant aussi vital à assouvir que de boire ou manger. Eh oui!
Quel est le point commun entre manger, boire et fumer? Dans les trois cas, il faut assouvir une dépendance. L'homme (et l'animal) est ainsi fait, qu'il est naturellement dépendant de l'eau et de la nourriture. On n'y peut rien. MAis alors que cette dépendance est justement une fonction de la nature, une donnée si on peut dire, d'autant plus justifiée qu'elle est nécessaire pour vivre,
la dépendance au tabac est totalement factice: elle est créée et entretenue par le produit lui même.
Pourquoi mange-t-on? Pourquoi boit-on? Si votre réponse est, pour se nourrir et se désaltérer, vous n'avez pas totalement juste. Vous mangez parce que vous avez
faim, vous buvez parce que vous avez
soif. Justement, le problème est qu'en vieillissant, vous ressentez moins la soif et donc vous buvez moins. C'est la raison pour laquelle il y a eu tant de morts par déshydratation parmi les personnes âgées durant la canicule de 2003.
Pour la même raison, vous fumez,
parce que le besoin de fumer vous démange: il existe un état de manque, bien distinct de la faim et de la soif
car provoqué par le produit lui même, la nicotine, et lorsque vous comblez ce manque, cela vous fait du bien car cela vous soulage! Cet état de soulagement, c'est cela que vous trouvez si
bon! Le non fumeur, qui ne connaît aucun état de manque, n'appréciera probablement
rien dans la cigarette: souvenez-vous de votre première cigarette, lorsque vous étiez non fumeur. Elle n'était pas très bonne, n'est-ce pas?
Le tabac est-il une drogue? Si oui, pourquoi permet-on la vente du tabac?
Le tabac est reconnu comme une drogue; c'est à dire qu'il contient un principe actif (la nicotine) qui agit sur le cerveau. Lorsque la concentration de nicotine injectée par une cigarette diminue dans le sang, cela se traduit au niveau du cerveau par un "manque", une appétance envers le produit. C'est bien là la caractéristique d'une drogue: elle agit
par son absence. Le fait de manquer de nicotine produit un stress qui disparaît instantanément dès que l'on absorbe une nouvelle dose, par la cigarette suivante.
Donc vous l'avez compris: fumer est une
réaction en chaîne qui n'a pas de raison de s'arrêter d'une manière "naturelle". Bien que ce soit une drogue, le tabac est cependant une drogue licite. Son absorption ne provoque pas d'effets secondaires immédiats, et ne met pas immédiatement la vie de celui qui le consomme en danger. Ce n'est pas le cas d'autres drogues, telles que l'heroïne ou la cocaïne, ou le cannabis, ou même l'alcool!
En France, la vente du tabac est très réglementée. Et pour cause, comme tout
dealer qui se respecte, l'Etat ponctionne ses victimes sans la moindre arrière pensée. Il le fait par le biais des
bureaux de tabac: un fumeur n'ayant pas de raison particulière de s'arrêter, il est une source de revenus
pour la vie en achetant régulièrement son ou ses paquets
dont il ne peut se passer. Ironie du sort, une partie des bénéfices engrangés par la taxe sur les cigarettes sert à financer la médecine et la lutte contre le cancer. Grosso-modo, au lieu de colmater la fuite, on récupère l'eau avec un seau et on la remet dans le tuyau, avec un peu de perte à chaque fois!
Pourquoi ne pas tout simplement interdire la vente du tabac? Cela arrangerait bien les choses
Eh oui vous avez raison, cependant il y a plusieurs choses. D'abord, si vous avez posé cette question, c'est que vous même ne savez pas ce que c'est que de fumer. Si on interdit la vente du tabac en France, cette décision risque d'être très impopulaire car il y a beaucoup de fumeurs, et même parmi les gens qui nous gouvernent!
Et il n'est pas évident de s'arrêter de fumer simplement parce qu'on vous y force. De plus, on risquerait de reproduire la période dite de
prohibition que les Etats Unis ont connu durant les années 20 à 30, où une petite poignée de gangsters sont devenus tout puissants en infiltrant les produits interdits (et frelatés) parmi la population. Enfin, n'oublions pas que la vente du tabac est une source de bénéfices pour l'Etat.
Pourquoi est-ce si difficile d'arrêter de fumer
Les raisons pour lesquelles cela
semble difficile sont reliées à la psychologie du fumeur. Elles dressent des obstacles à l'arrêt du tabac comme autant de montagnes infranchissables. Dans la réalité, et vous allez le comprendre, ces montagnes ne sont que des taupinières, et il est
ridiculement facile d'arrêter de fumer. Si, si, je vous assure!
Tous les fumeurs ont une expérience de ce qu'est d'arrêter le tabac; notre regretté Serge Gainsbourg avait l'habitude de dire qu'il arrêtait toutes les cinq minutes. En fait, pour être un fumeur parfaitement heureux, la tendance serait de fumer à la chaîne, cigarette sur cigarette. Mais il y a des moments dans la journée où il n'est pas possible de le faire. De plus, le prix des cigarettes fait, que le fumeur essaye de limiter naturellement sa consommation.
Tous les fumeurs savent aussi, après une longue période d'attente sans fumer (après un voyage en avion en vol non fumeur, ou en train TGV, ou simplement après des emplettes au supermarché) combien la prochaine cigarette est bonne. La raison c'est que, aussi longtemps qu'un fumeur ne fume pas, il ressent le stress dû au manque de nicotine. Ce stress devient à la longue difficilement supportable. Le fumeur devient alors irascible et a du mal à se contenir, il ne pense plus qu'à
ça, à son paquet et à son briquet dans sa poche, qui attendent le moment de la délivrance, celui où il va
enfin pouvoir s'en griller une.
Cette constation basée sur l'expérience, qui tendrait à faire croire que les moments passés à fumer sont forcément plus agréables que ceux passés sans cigarettes,
opère un conditionnement quasi-irréversible de l'esprit du fumeur. Celui-ci associe inconsciemment le fait de ne pas fumer, où d'arrêter de fumer, à un malaise. On comprend pourquoi la perspective de l'arrêt définitif est douloureuse pour le fumeur.
Cette perspective est d'autant plus insurmontable, que le fumeur, habitué à ne se sentir bien qu'en fumant,
à du mal à imaginer la vie sans cigarette. Il se souvient de tous ces moments, tels que la cigarette ou le cigarillo après le repas, la cigarette de compensation après un dur labeur, la cigarette avant d'aller se coucher, ou la première cigarette du matin, comme autant d'instants bénis auxquels il pense devoir renoncer.
A tort! Car en vérité, un fumeur qui envisage d'arrêter de fumer
ne renonce réellement à rien!
N.B. Bien sûr il faut tempérer: lorsqu'un fumeur décide de se sevrer,
il doit faire face pendant un temps plus ou mois long
à ses démons. Cependant, il s'apercevra que le besoin de fumer, au lieu d'aller s'accoissant avec les jours, va aller s'amenuisant.
Le processus de sevrage est d'ailleurs comparable à celui d'une plaie qui cicatrise: le fait de fumer ouvre et entretient la plaie. Lorsqu'on cesse de l'entretenir, avec le temps celle-ci se referme. C'est une expérience que fait tout fumeur qui décide d'arrêter. C'est ma propre expérience.
Désolé mec, mais tu ne m'as pas convaincu!
C'est dommage, pourtant il y a plusieurs points à ne pas négliger. Personnellement, je vous comprends car j'ai été
un fumeur heureux, pendant des années, même si parfois je me posais des questions. Ces questions, vous vous les êtes déjà posées au moins un fois: elles concernent l'avenir de votre santé, la santé de votre portefeuille, ce que pense votre entourage (vos parents, vos amis...). Vivre avec une épée de Damoclès au dessus de la tête, est-ce vraiment souhaitable? Est-ce que fumer en vaut tellement la peine qu'il faille dépenser une quantité
illimitée d'argent dans des paquets de plus en plus chers?
Et pourtant ces raisons, parfaitement louables,
ne sont pas suffisantes pour arrêter; en tout cas, pour beaucoup d'entre vous (nous).
La vraie raison qui pourrait vous pousser à arrêter, vous devez la trouver par vous même. Ce que je peux vous certifier, c'est
qu'on n'est pas plus heureux en étant un fumeur qui fume, qu'en étant un non-fumeur qui ne fume pas. La raison? C'est que cet état de stress permanent mais quasi invisible que connaît le fumeur, cet état qui disparaît pendant quelques minutes lorsqu'il savoure sa cigarette, eh bien cet état,
le non fumeur ne le connaît pas, ne le ressent pas. C'est pourquoi il n'a pas besoin de fumer. Vous souvenez-vous de votre vie antérieure, celle où vous ne fumiez pas? Etiez-vous fondamentalement moins heureux que maintenant?
je suis super heureux en fumant ma clope! Laisse-moi tranquille; est-ce que je te demande si ta grand mère fait du vélo?
Prenons une image. Est-ce qu'il vous est arrivé dans votre vie d'acheter des chaussures? Oui, je le crois. Est-ce qu'a un seul moment il vous est arrivé de penser à acheter des chaussures trop petites, pour jouir du bien que ça fait quand on les enlève? C'est un peu idiot, n'est-ce pas? pourtant c'est bien ce qui vous arrive avec la clope! A la différence que vos chaussures vous serrent
quand vous ne fumez pas; vous les enlevez quand vous fumez. En d'autres termes, un fumeur ne se sent bien,
comme tout être humain non fumeur à dire vrai, qu'aux rares instants où il fume! La cigarette ne vous apporte pas le plaisir, comme tout fumeur pourrait le croire: elle vous rend le plaisir qu'elle vous vole, pendant le délai très court où vous tirez vos dangereuses bouffées cancérigènes. Ni plus, ni moins.
Si je reprends mon exemple de chaussures trop petites,
à partir du moment où vous achetez des chaussures à la bonne taille, vous ne souffrirez plus des pieds, mais vous vous priverez naturellement des rares moments de plaisir que l'on peut ressentir quand on les enlève! Forcément,
ce moment de plaisir va devenir durable, au lieu d'être rare et fugace. C'est à cela que renonce un fumeur lorsqu'il décide d'arrêter: au malaise qu'on peut ressentir quand on ne fume pas. Si vous n'êtes pas conscient de ce malaise, arrêtez de fumer, vous verrez bien!
OK tu m'as convaincu, mais comment je fais pour arreter?
Comme je l'ai dit, l'envie (le besoin) de fumer est entretenu par l'activité elle même. Le seul moyen de couper cette réaction en chaîne est de tout arrêter, et
le plus brusquement possible.
Il y a à ce niveau deux écoles: ceux qui pensent qu'on doit d'abord se défaire de l'habitude de fumer, et ceux qui pensent qu'on doit d'abord se sevrer. Personnellement, je fais partie du second groupe, mais cela dépend des personnes.
1ère école: se défaire de l'habitude de fumer. IL faut savoir qu'il y a deux dépendances chez le fumeur: une dépendance chimique, à la nicotine, et une dépendance psychologique. Autant la dépendance chimique disparait rapidement (environ trois semaines) autant la dépendance psychologique est très longue à s'en aller. Cela peut même durer plusieurs années. La dépendance chimique, je vous en ai parlé au début de ce texte, c'est grâce à elle (à cause d'elle) que vous ressentez le besoin de fumer, et que l'action de fumer vous semble un plaisir (un soulagement, en fait). A cause de cette dépendance, le fumeur acquiert de nouvelles certitudes: fumer arrange les choses. D'où la dépendance psychologique:
le geste à accomplir pour fumer arrange lui aussi les choses. Si vous êtes stressé, fumer vous déstresse. Pas complètement cependant: fumer enlève la part de stress provoquée par le manque de nicotine,
et n'enlève que cette part là!. Un non fumeur ne connait pas cette part de stress,
et cela ne lui sert donc à rien de fumer.
La 1re école donc, vous conseille de vous détresser par d'autres méthodes que celle qui consiste à allumer un tube de papier et à le porter à la bouche: cela passe par le patch, les chewing gum ou les comprimés à la nicotine, ou, plus récemment, par le spray nasal. Personnellement je ne crois pas aux vertus des chewing gum ou des comprimés: ceux ci peuvent s'avérer intéressants si vous êtes amenée à ne pas pouvoir fumer pendant plusieurs heures (durant un vol d'avion par exemple) mais pas pour arrêter définitivement le tabac. Je crois plus aux vertus du patch, bien que ne l'ayant jamais essayé. Statistiquement, son taux de succès est meilleur.
Ce qu'il faut savoir, c'est que la durée d'un traitement contre l'habitude est relativement longue (plusieurs mois). Evidemment, pendant cette période, il faut vous interdire l'ingestion de la moindre molécule de nicotine par la cigarette. Il vous faut absolument
oublier le geste. Et ça, ce n'est pas si facile...
La 2e ecole, celle que j'ai choisie: renoncer, du moins pendant une durée limitée, à toute prise de nicotine
sous quelque forme que ce soit. Cela semble un défi, et pourtant je suis certain que c'est plus facile, car la période est courte: trois semaines. Donnez-vous trois semaines pendant lesquelles vous vous
forcez à ne rien prendre qui puisse contenir de la nicotine: donc pas de cigarettes, pas de nicorettes, pas de spray nasal, pas de patch. En revanche, vous pouvez fumer à l'envi des cigarettes sans tabac, que l'on commercialise dans les pharmacies, sous le nom de NTB ou parfois Honeyrose. Les Honeyrose sont vraiment agréables à fumer, mais on ne les trouve pas partout (c'est un produit anglais). Les NTB sont à base de menthol et d'eucalyptus, et sont de fabrication française.
Si, au bout de ces trois semaines, votre envie de fumer est encore insupportable, alors ok, remettez-vous à fumer. Surtout pendant la période de sevrage, soyez sérieux.
Ne panachez jamais vos cigarettes sans tabac par des cigarettes normales à base de nicotine, car cela compromettrait la réussite de votre traitement. Dites-vous que ça ne durera que trois semaines de toute façon. Dites-vous aussi que, si ça pouvait durer plus longtemps, ce serait encore
mieux!! Eh oui, cela serait la preuve de votre guérison. Sinon, ce n'est pas grave: vous aurez au moins essayé une fois dans votre vie d'arrêter pendant une longue période (plus de quelques jours, disons). C'est déjà une grande victoire; mais ayez confiance en vous, ne partez pas défaitiste.
Ces trois semaines, il vous faudra les choisir avec soin, car, durant cette période, vous devrez être "zen" et ne pas avoir (trop) de soucis. Personnellement j'ai choisi les vacances d'été pour le faire. Vous vous apercevrez avec le temps que vous fumez de moins en moins: le besoin en tabac s'amenuisant avec le temps, comme dit plus haut. Et ce, jusqu'au moment où vous oublierez la traditionnelle cigarette après le repas. Jusqu'au moment où vous oublierez votre paquet lors de vos déplacements. Et cela se fera sans que vous y pensiez.
Et le zyban?
Le zyban en était encore au stade expérimental lorsque j'ai arrêté, aussi je n'ai pas beaucoup de connaissance à son sujet. Ce que je sais, c'est que ce produit provoque un sevrage forcé et sans douleur (aux effets secondaires près), qui fait que le fumeur va
naturellement diminuer puis stopper sa consommation de cigarettes.
Ce produit est un médicament classé parmi les médicaments dangereux! Vous ne pouvez pas envisager un traitement au zyban sans l'avis et le suivi de votre médecin. Il faut savoir de toute manière, qu'il n'existe aucun traitement miracle, et que si vous n'êtes pas motivé à l'arrêt du tabac, vous n'y arriverez pas. Et ce, quelque soit la méthode que vous aurez choisie.
Après le traitement...
Ca y est, votre sevrage est terminé? Vous vous etes débarrassé du patch, des nicorettes? Vous vous sentez maintenant parfaitement
zen sans la moindre cigarette? Vous avez presque gagné. Je dis presque, car il y a une chose qu'il faut savoir lorsqu'on a été un gros fumeur qui a arrêté de fumer:
surtout ne fumez plus jamais de cigarettes de nicotine! Refusez systématiquement toute cigarette qu'on vous offre, refusez ne serait-ce
qu'une taff. Eh oui, la période de trois semaines est partie pour durer une éternité, mais c'est une éternité moins dure à vivre que les premiers jours de sevrage!
Epilogue...
Personnellement, j'ai souhaité vous faire partager à tous le bonheur que j'ai ressenti le jour où je me suis aperçu que j'étais
délivré de l'esclavage du tabac. Je recommande à tous ceux qui veulent arrêter de fumer, et aussi à ceux qui ne veulent pas, le livre d'Allen Carr
La méthode simple pour en finir avec la cigarette, ainsi qu'un petit livre plume écrit par Christine Engelbrecht
Vivre sans nicotine téléchargeable sur le net au format pdf.
Enfin il existe un forum d'entraide administré par un médecin autour de l'arrêt du tabac, dont l'url est
http://www.atoute.org/n/forum/forumdisplay.php?f=11